7 Artistes PALESTINIENS à suivre

La Palestine comme nous le savons tous, est un État occupé par "israël" depuis maintenant plus de 70 ans.

Et pourtant, 73 ans plus tard, le désir de liberté et de reconnaissance de l'État Palestinien ne s'est pas éteint. Il est plus ardent encore.


"La mémoire collective a été l’épine dorsale de la résistance contre l’éradication de l’identité." Sonia NIMR

Un état, c'est un territoire géographique, avec des frontières...

Mais pas seulement. Un pays, c'est aussi une culture, un patrimoine gastronomique, artistique, un pays, ce sont des acteurs, des athlètes, des chanteurs, un mode de vie, des contes oraux...


Au cours de l'occupation, les colons ont tenté de détruire les preuves d'existence du peuple palestinien, de sa société et de sa culture.

La Palestine n'a pas été oublié grâce à la mémoire collective des Palestiniens, qu'ils se sont transmis de génération en génération, et qui les a aidés à préserver leur identité et leur culture.



"La mémoire collective est le seul lien avec le passé d'une patrie perdue. Il est transmis aux jeunes générations avec le plus de détails possible pour protéger les enfants contre le sentiment d'aliénation et d'insécurité, et pour s'assurer que les jeunes générations reçoivent au moins une partie de leur héritage d'une terre dans laquelle ils ne sont pas nés. Cette patrie reste vivante avec la prochaine génération, et à eux passe la responsabilité de sa libération." Sonia Nimr, Écrivaine Palestinienne.

Un résistant, dans le camp de réfugiés de Shatilla, au Liban en 1980, raconte :

"Je peux décrire mon village avec les détails comme si j'y ai vécu toute ma vie. Je peux vous dire la couleur de l'arbre près de la mosquée, l'odeur des fleurs dans le jardin de ma mère, je peux vous dire les détails des batailles comme si j'y étais moi-même."


 

SWALFI a sélectionné 7 Palestiniens, qui nous invitent en Palestine, à travers leurs œuvres.


Wissam NASSAR


@wissamgaza sur instagram, est un photographe Palestinien, finaliste du prix Pulitzer 2015. Ses photos, intenses, racontent entre joie et peine, la vie Gaza. Il capture la résistance et la résilience des Palestiniens.



Dima SROUJI


L'architecte, artiste, designer Palestinienne Dima Srouji fait renaître la Palestine en révélant les récits oubliés, réduits au silence, des sites archéologiques palestiniens, et des traditions ancestrale délaissées.


Son projet HollowForms, met en avant les traditions palestiniennes de soufflage de verre, remontant à des milliers d'années. Elle vends des vases, des décorations, et des œuvres en verres soufflés, fait main par des artisans palestiniens, en Palestine. Le but est de faire renaître cette industrie, et faire revivre l'artisanat traditionnel.


En 2020, elle réalise Sebastia, un documentaire qui raconte l'histoire de Sebastia, une petite ville archéologique, au sommet d'une colline au nord-ouest de Naplouse, en Palestine. Le site a été fouillé, détruit, exploité par Harvard et les colons sur place. Il y a des poteries et des statues provenant de Sebastia, dans les musées du monde entier.



Meera ADNAN



Jeune designer basé à Gaza, Meera Adnan crée des vêtements inspiré de la mode palestinienne des années 80. Pour cela, elle s'est inspiré de ces photos de famille des années 70 et 80.


"Personne ne ressemblait à l'autre en termes de style. C'est quelque chose que je veux recréer."


Toutes ses pièces sont fabriquées à Gaza, s'inspirent du style palestinien, et du paysages des terres palestinienne (la couleur verte du blazer vient du vert des oliviers palestinien, les boutons du blazer sont inspirés des coquillages de la plage de Gaza.)

"Je voulais montrer que nous avons une histoire riche et que nous avons de la créativité."



Belal KHALED


Le calligraphe palestinien @belalkh crée des pièces qui honorent ses racines palestiniennes ainsi que sa foi en tant que musulman. Il aborde des questions telles que l'occupation israélite de la Palestine ainsi que la crise des réfugiés dans tout le Moyen-Orient. Son art se trouve dans les rues de la Palestine, du Zimbabwe, de la Turquie et bien d'autres.



ARDI Concept Store

ARDI est un espace situé au nord Paris, qui nous fait découvrir la gastronomie, la musique, et la culture palestinienne.

C'est un restaurant, une galerie d'art, un lieu de rencontre, ouvert en 2020 par Rania Talala, une française d'origine palestinienne, qui a souhaité ramener un peu de Palestine à Paris.

Nous pouvons retrouver des œuvres de l’artiste Rand Daboor exposées, une minie bibliothèque de livre sur la Palestine, des portraits de Mahmoud Darwich et Rim Banna sur le mur, des keffiehs et des produits de l’artisanat traditionnels en guise de décoration.

Et bien sûr des plats palestiniens - houmous, falafels, sauce tahin... - "qui sont souvent identifiés à tort, à israël", car les Palestiniens ont été dépossédé de leurs terres, et également de leur culture et de leur patrimoine.


C'est "un acte de résistance, c’est une résistance dans l’assiette", pour Rania.

Rania prévoit de proposer des cours d'arabe, de debkeh, et de calligraphie.



Malak MATTAR

Malak est une artiste-peintre Palestinienne qui vit à Gaza.

Elle a commencé à peindre à ses 14 ans, durant l'attaque militaire israélienne de 51 jours contre Gaza en 2014.

Elle s'est réfugiée dans la peinture comme une thérapie, pour l'aider à surmonter son anxiété, sa peur, et « décharger toute mon énergie négative », explique-t-elle.

Elle a commencé avec du papier bon marché et des aquarelles distribuées par son école publique.

En 2 ans, elle a créé plus de 200 œuvres. Sa première exposition internationale a eu lieu à Bristol, au Royaume-Uni, en 2017.

Elle utilise son art pour défendre la cause palestinienne, et montrer qu'ils sont bien plus que des chiffres ou des statistiques, mais des êtres humains, qui méritent de vivre dignement.


https://www.etsy.com/shop/MalakArtStore



Disarming Design From Palestine


Ce collectif de design vend des objets conçus et fabriqués en Palestine, tels que les écharpes keffieh traditionnel, des masques-keffieh.


En 2019, il a créé une école de design à Birzeit, dans le centre de la Cisjordanie, et a lancé un programme de deux ans avec le Sandberg Institut d'Amsterdam, axé sur le design et les pratiques artisanales en situation d'oppression.


https://disarmingdesign.com